Pouvoir -Fraternité

Publié le par comado

2- Pouvoir – Fraternité

         Autant le reconnaître : nous exerçons un pouvoir lorsque nous éduquons, lorsque nous nous adressons à des jeunes.

         La problématique ici est de se demander comment nous exerçons le pouvoir. Dans une situation forcément asymétrique, comment vivre la fraternité ?  Quatre pistes de réflexion :

 

        S’adresser à des libertés plutôt que de chercher à redresser des comportements. Rendre libre ne consiste pas à dire : « Fais ce que bon te semble ! »

         Parfois les interdits peuvent être utiles. Ils permettent à l’éduqué de passer de la toute puissance et de la toute jouissance imaginaire, au réel et à la responsabilité.

         Frère en humanité, l’ autre  a besoin d’être protégé. Le rôle des interdits et des lois est de protéger les plus faibles.

         Le véritable pouvoir, en éducation, consiste à éveiller à la responsabilité (répondre de, avoir du répondant, établir une relation d’alliance, dans la réciprocité).

 

        Pouvoir et véritable autorité

         Augere : faire croître une plante. Ce verbe a donné auctoritas (autorité)

         Autorité de fonction (je suis animateur en pastorale), de compétence (je me suis formé pour cela), d’influence (j’ai certains talents d’animateur, avec moi ça passe bien), d’être (la véritable autorité, c’est lorsque ce que je fais correspond à ce que je dis).

         Les quatre types d’autorité sont nécessaires.

 

        Devoir de fraternité.

         On peut choisir ses amis, on a des amis préférés.

         On ne peut pas ne pas être frères et sœurs dans le Christ.

         La fraternité, c’est la caractéristique de l’Église (cf. Ac 2)

         Dans l’Église, il y a une égale dignité des baptisés. Il n’y a donc pas de dignitaires.

 

         • Les jeunes sont nos petits frères dans la foi. Ils nous apportent quelque chose à notre foi. Ils nous obligent à une conversion. Cependant,  quatre convictions :

- rester adulte ;

- faire respecter la pudeur et le secret. En effet on ne peut pas tout se dire. Je ne peux pas faire porter aux jeunes mes propres difficultés d’adulte ;

- lutter contre les préjugés ;

         - ouvrir à l’universel

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